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A.1710, Rhum Extraordinaire

14 Jun 2019

Il est des lieux chargés d’histoire. Des histoires issues de terroirs de la Martinique et des Antilles, aux parfums de sucre, de canne, de rhum.

 

Des histoires qui traversent les années et qui se défont pour renaître sous un jus meilleur. Un jus de canne. Et surtout, un jus de canne bio, ce n’est pas rien…, cultivée et récoltée sur le site de l’Habitation du Simon qui a près de 350 ans. Là où l’océan amène les alizés qui font danser les flèches des cannes en fleur. 

 

 

Il est des lieux où l’histoire est difficile à faire renaître. Mais à force de persévérance, de passion, de volonté de « faire autrement », certains arrivent à créer de grandes choses.

 

Ici, au François, tout commence en 2006, lorsqu’Yves Assier de Pompignan mûrit le projet de créer une nouvelle distillerie. Un chais et un alambic sont mis en placent en 2010, dans l’ancienne purgerie à sucre du 18ème siècle, et, après un peu plus de 5 ans de démarches administratives, d’études techniques et d’apprentissage, l’autorisation est actée, l’activité de faiseur de rhum extraordinaire peut démarrer…

 

Le lancement de la marque se fait alors fin 2016. Un nouveau rhum sur l’île, il faut oser ! De plus, un rhum au nom intriguant : A.1710. Mais tout s’explique car rien ne se fait par hasard… Là encore on se veut fier de son passé : 1710, pour l’année d’arrivée dans l’île de Jean Assier, premier de la lignée. Et A. pour Assier de Pompignan. Visuellement, c’est très graphique. Le logo est osé : on y voit un trigonocéphale, serpent emblématique de la Martinique, entouré ce A majuscule posé en force et orné d’une couronne. Sans doute pour « l’extraordinaire »… Ce logo est majestueusement apposé sur une carafe en forme de goutte énorme, ornée d’un grand bouchon doré, carafe dessinée par Yves Assier de Pompignan lui-même !

 

En ces lieux, faire du rhum est un art. Ou devrais-je plutôt dire que des hommes mettent tout leur talent, leur passion et leur savoir-faire pour créer un breuvage unique et différent. Le fruit d’un travail de négoce, de sélections, de maturation et d’assemblages associant jus de mélasse et rhums agricoles de Martinique et de Guadeloupe. Cette passion c’est ce qui m’a tout de suite frappée lors de la visite guidée proposée par Stéphanie, maître de chaix des lieux. Des années à sentir, humer, mélanger, tester. Patienter. Car oui, il en faut de la patience pour faire un rhum. 

 

 

C’est dans cette sublime Habitation entourée de balisiers, où les touches de rouges rendent jaloux les flamboyants, que la magie opère.

De nombreux partenaires planteurs fournissent de la canne à sucre régulièrement. Mais il y a aussi et surtout les cannes du domaine issues de deux parcelles : l’une bio (sans engrais, pesticides, herbicides ni autres produits chimiques) cultivée sur le site de l’Habitation du Simon au climat sec et sous influence océanique, l’autre dans la plaine du Lamentin au sol humide et riche en alluvions.

 

 

Deux variétés de cannes sont cultivées : la Canne Roseau et la Canne Bleue.

Dans une volonté écolo, les cannes coupées à la main sont transportées jusqu’au moulin sur le dos de deux mulets : Chacha et Pilibo, les mascottes du lieu.

Elles sont broyées le jour même par un moulin à trois rolls, semblables à ceux utilisés depuis le 19ème siècle. Rien à voir avec l’imposante machinerie des autres distilleries. Le jus de canne frais recueilli est alors immédiatement mis en fermentation dans des cuves.

 

 

Chez A.1710, la fermentation est plus longue que «la norme». Elle peut aller de 3 à 6 jours. Des levures sont ajoutées pour que toutes les saveurs et les parfums se développent correctement. De là dépend toute la qualité de la production. Une étape importante où le contrôle est indispensable.

Puis, après fermentation, le vin de canne, est distillé. Il est alors versé dans un alambic charentais en cuivre nommé “La Belle Aline”, baptisé ainsi en hommage à la grand-mère d’Yves Assier de Pompignan. Tous les jours, l’alambic est rempli avec «le vin» obtenu (ou jus de fermentation), au bout de 6 à 7 h de distillation, coule progressivement le «petit lot» de rhum, soit 60 à 70 litres en moyenne par jour pour un rhum à 65/68°.

 

 

La colonne où est distillée le rhum est moins haute que celle qui est imposée dans le cahier des charges des rhums AOC Martinique. A.1710 n’est donc pas un rhum AOC et ne pourra pas l’être pour cette raison. Mais un grand rhum se goûte et à chacun de lui attribuer personnellement ses lettres de noblesse. La palette aromatique des très vieux rhums A.1710 a été validée par de grands œnologues issus du monde du Rhum et du Cognac.

 

Pour preuve que l’Histoire ne se réécrit pas mais se réinvente, de la distillerie sortent trois rhums blancs agricoles La Perle (3 variantes), Renaissance et la dernière Diamond Rock. Il existe aussi 3 rhums hors d’âge : Soleil de Minuit (8 à 11 ans), Tricentenaire (6 à 17 ans) et Nuée Ardente (9 à 17 ans). Le vieillissement se fait sur place dans des fûts de chêne. C’est aussi sur place et à la main que le rhum est mis en bouteilles dans les carafes dont chaque exemplaire est numéroté.

 

 

Le grand PLUS de cette distillerie est qu’elle fonctionne toute l’année. Les autres distilleries fonctionnent avec une canne récoltée annuellement de février à juin. Ici, comme il n’y a pas obligation de « suivre les règles AOC », la récolte se fait tout au long de l’année et le rhum est distillé chaque jour avec la canne fraîchement coupée. 

 

Vous pourrez donc lors d’une visite faire un voyage des 5 sens dans l’univers fascinant du rhum en plein cœur du savoir-faire unique et propre à A.1710. (Attention toutefois, il faut réserver ! Tout ce passe ICI).

 

 

 

Rappelons que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé et qu'il faut le consommer avec modération…

 

 

 

"Le Rhum c'est la fleur du soleil

Trame magique du rêve,

Sang nouveau d'une génération en transe"

 

Extrait du poème de Ary Ebroin

 

 

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